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La masturbation infantile

Le B.A BA dans la construction de sa sexualité et de la découverte de son plaisir passe par l’exploration de son corps, son anatomie : je vous épargne cette fois-ci les différentes barrières liées à la culture, l’éducation, les croyances religieuses, l’environnement dans lequel l’on est issue, nous allons tout simplement entrer dans le vif du sujet.


Comment imaginez-vous la logique selon laquelle se soit quelqu’un d’autre qui puisse vous donner du plaisir ou avoir idée où déclencher de quelconques sensations agréables ? alors que vous même n’êtes même pas informé un minimum sur le sujet. Cela revient donc à tout un chacun la tâche d’élaborer en quelle sorte le mode d’emploi de ses parties intimes et du fonctionnement bien détaillé de tout ceci. Non seulement se sera plus facile pour soit mais aussi ça éviterait bien des désagréments et une perte de temps commune avec son partenaire. Malheureusement les cours d’initiation à la sexualité dont nous avons droit au primaire et au collège ne sont pas suffisants pour s’aventurer à la rédaction détaillée et complète de ce mode d’emploi intime en question. Quand bien même, il y aurait théorie avec ces notions initiales, il devrait s’en suivre dans la foulée un peu de pratique normalement. Tout dépendra de l’âge et l’évolution de chaque enfant dont les parents devront ainsi adapter leurs discours en fonction non seulement de leur auditoire mais également en fonction des questionnements. Le rôle des parents est crucial en amont dans l’amorcement du processus afin d’aplanir le passage à l’acte.


Je devais avoir à peine une dizaine d’année lorsque la curiosité m’a amené à découvrir en profondeur tout cet univers inconnu qui se trouvait en dessous de mon pubis. Jusqu’ici bien évidemment mes mains se retrouvaient entre mes jambes lorsqu’il s’agissait tout simplement de propreté intime ni plus ni moins. C’est alors qu’un jour je suis tombée malencontreusement sur une cassette vidéo de films pour adultes dont mes sœurs et nos voisins âgés du même qu’elles avaient pour habitudes de regarder en l’absence des parents et bien évidemment pour moi le salon m’était interdit lors de ces séances de visionnage. Après être entrée quelque temps plus tard en possession de ces cassettes, la 1èrefois où j’ai pris connaissance de leurs contenus, je m’en souviens je ne comprenais absolument rien à tous ces corps d’hommes et de femmes superposés, tous leurs membres qui allaient dans tous les sens, tous ces cris, les attitudes des acteurs etc pour moi ces scènes ressemblaient plus à un ballet de danse folklorique mal orchestré qu’à autre chose (rire). Au fur et à mesure des séances, j’avais pris conscience de ce qui s’y passait mais vraiment sans plus jusqu’à ce qu’un jour je me suis surprise à avoir des sensations au niveau de mon clitoris et bien d’évidemment à cet âge je ne savais pas comment s’appelait cette partie de l’anatomie. Ce qui m’a semblé le plus étrange en plus de ces sensations est le fait de les avoir eu alors que je n’étais pas en train de regarder ces films pour adultes. Bon ok, j’avoue que j’en étais devenue presque accro à ses vidéos (rires) Les regarder entrait dans ma routine (rires) c’est ainsi que j’ai commencé à cultiver cette curiosité sur ces chatouillis à répétition tout en essayant d’en savoir un peu plus sur leurs mécanismes et surtout leurs déclenchements. Allongée lors d’une sieste un dimanche après-midi, plongée dans mes pensées, des scènes de ces films tournaient dans ma tête en boucle et je me suis surprise à me toucher la poitrine et à me faire des petites caresses tout au long de mon corps jusqu’à ce que j’arrive entre mes cuisses. A cet endroit en plus des sensations de chatouillis, j’avais fait le constat surprenant d’être humide. C’était donc le fameux jour de l’exploration et j’étais tout simplement stupéfaite de découvrir tout ce qui s’y trouvait : des grandes lèvres aux petites lèvres séparées de façon bien distinctes waouh le clitoris au bon milieu avec un trou en dessous et je vais même encore aller plus loin en vous disant que c’est ce jour où j’ai su que je possédais deux trous l’anus et mon vagin, eux aussi bien distincts. Je vous assure que pour moi il y avait qu’un seul trou celui qui servait à déféquer et à faire pipi. J’ai pris le temps de toucher délicatement chacune de ces parties avant de me rendre compte que les vibrations provenaient du clitoris.


Je savais que mes mains n’avaient rien à faire à cet endroit et en plus le cheminement qui m’a ramené à cet endroit était très peu orthodoxe donc j’en ai fais mon jardin secret jusqu’à ce jour (rires) et bien évidemment j’ai renouvelé l’expérience à chaque fois que l’envie me venait et surtout lorsque j’en avais l’occasion après mettre rassuré bien entendu de ne pas être dérangé (rires).

Peu importe comment j’en suis arrivé à avoir devoir me masturber, je pense que c’est un acte tout à fait naturel et surtout déterminant dans la construction de sa sexualité. En plus d’avoir été une autodidacte dans l’apprentissage de mes parties intimes, avec du recul je pense que me masturber a été pour moi la raison pour laquelle je me suis toujours sentie bien dans mon corps et surtout dans ma tête. J’étais très détendue après chaque séance de masturbation, je me sentais en phase avec l’essence de ma féminité et tout ce que cela inclue. Cependant l’on pourrait se poser la question de savoir si un enfant qui aurait débuté sa construction sexuelle à travers des films pour adultes influencerait la perception qu’il/elle de fera de la sexualité ? et aussi importera ses relations homme-femme ? Rendez-vous dans un prochain numéro (rires) & (clin d’œil).


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